Son habitat

On trouve l’Apron du Rhône plutôt dans des portions de rivière à galets et graviers (parfois même, blocs épars), aux eaux moins courantes que celles de la truite fario, mais abritant des cyprinidés d’eaux vives (blageon, chevaine, spirlin, barbeau, goujon, hotu…). Ce sont souvent des secteurs propices à la baignade ou au canoë, peu profondes et avec du courant.

Gorges de l'Ardèche

De plus, l’Apron du Rhône affectionne les rivières présentant des milieux diversifiés, où alternent les zones de courants et les zones plus calmes et profondes. En effet, il occupe des milieux différents selon son sexe, son âge ou la période de l’année (reproduction). Aux différents stades de son développement, l’apron se réfugiera dans des eaux plus ou moins courantes, plus ou moins froides et modifiera son régime alimentaire.

La qualité de l’eau, même si elle semble ne pas être le facteur dominant pour le maintien des populations d’aprons, reste un élément certainement important pour la survie de l’Apron car elle a des incidences sur la nature des larves d’insectes dont il se nourrit.

De par sa grande exigence vis-à-vis de la diversité de milieux qu’il affectionne selon le stade de son développement, de la connexion indispensable entre ces divers milieux, et de la nature des proies qu’il choisit pour se nourrir, l’Apron du Rhône est un témoin de premier ordre du bon fonctionnement du cours d’eau.