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Vidange salignac - webPour préparer le tournage prévu au printemps prochain, Jean-Yves Collet, Sylvain Garassus et Muriel Sorbo ont commencé le travail de repérage en Ardèche, dans le secteur des gorges et du pays Beaume-Drobie où devrait être tournée une bonne partie du film. De premières prises de vue ont également été réalisées, lors de la vidange du canal de Salignac et de la pêche de sauvetage organisée à cette occasion, début octobre. Un événement qui a rassemblé de nombreux acteurs : scientifiques, EDF, Muséum de Besançon, Fédération de pêche, Onema, CEN RA,  étudiants… 

Dans un cours d’eau, les poissons laissent pendant un certain temps des traces de leur présence, par leur ADN provenant du mucus, des fèces, des urines… Pour essayer de détecter leur présence, un protocole expérimental a été mis en place en 2012 et 2013, pour procéder à une première série de tests contrôlés avec des aprons encagés issus de reproduction artificielle. Les tests effectués sur un ruisseau et un cours d'eau de calibre moyen ont permis de tester la faisabilité de la méthode. Ils ont révélé, entre autres, que l’apron se détecte mieux de nuit que de jour et que la détection est meilleure avec des pompages à 50 mètres, sur les cours d’eau de calibre moyen.

En 2014, la mise au point de la méthode d'échantillonnage devrait se poursuivre par la poursuite des tests. Affaire à suivre!

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L'Onema a procédé à un échantillonnage d'environ une douzaine d'individus en 2011 et 2012 sur différents secteurs lors des suivis liés aux réintroductions.

Tous les individus analysés sont de souche Beaume correspondant aux aprons réintroduits, sauf un qui serait issu d’une hybridation entre un individu réintroduit et un apron  de souche Drôme ou Durance. C’est une information d'importance car, si nous savions que les aprons réintroduits se maintenaient, c’est la première fois que leur reproduction est ainsi mise en évidence.

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De premiers résultats très intéressants, présentés par Vincent Dubut de l'Université d'Aix-Marseille lors du comité de pilotage du PNA :

En Ardèche, les premières analyses révèlent que la différentiation génétique entre la Beaume et l’Ardèche est très importante. Elle est notamment liée à l’impact des seuils de Ruoms et de Sous-Roche (infranchissables à la montaison). En conséquence, à ce stade de l’étude, un secteur apparaît comme plus fragilisé : le secteur en amont du seuil de Ruoms.

Sur la Loue, les campagnes de prospection ont permis à ce jour de capturer et échantillonner 109 individus en vue des analyses génétiques. Celles-ci vont se poursuivre en 2014. Une première analyse permettant d’évaluer l’impact du seuil de Bellerive sur la connectivité des populations qui se situent de part et d’autre de cet ouvrage a pu être effectuée. Celle-ci ne révèle pas de différentiation génétique entre l'amont et l'aval au niveau de ce seuil.

Le 4 novembre 2013, une réunion était organisée à la gare des Ramières (Allex) pour échanger sur les outils pédagogiques existants et/ou à construire dans le cadre du PNA Apron. Le partage d’expériences était animé par Stéphane Morinière, animateur nature de la communauté de communes du val de Drôme.  

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