Abonnez vous à la lettre d'informations

Et la détection par l'ADN environnemental, où en est-on?

Prélèvements d'eau pour détection par ADN environnementalPetit rappel: cette méthode développée depuis 2012 avec le laboratoire SPYGEN, dans le but de détecter l'apron là où les techniques de prospection s'avèrent difficile à mettre en œuvre, repose sur des prélèvements d'eau en rivière dans lesquels on recherche la trace de son ADN.
Les campagnes réalisées de 2012 à 2014 ont permis de tester la faisabilité et procéder aux premiers calages méthodologiques. Les expérimentations menées en 2015 ont à nouveau permis de démontrer les performances des technologies basées sur l’étude de l’ADN environnemental pour la détection de l’apron du Rhône.


Les objectifs de l’année 2015 étaient de :

  • comparer la détectabilité de l’espèce en fonction des heures de la journée sur des sites où l’espèce est présente en forte densité,
  • tester la validité de la méthode sur des sites où l’espèce est présente en faible densité,
  • effectuer des prospections à l’aide de la méthode sur des sites où la présence de l’espèce était suspectée mais non avérée.

Sur les 27 échantillons analysés (dans le cadre de la chronique journalière et sur les sites à faible densité), l’espèce a été détectée dans 96% des cas avec la méthode du Barcoding ADNe.

Les résultats de la chronique journalière viennent compléter les conclusions des expérimentations menées en 2014, à savoir qu'aucune différence significative de détectabilité n’a été observée entre les prélèvements réalisés de jour ou de nuit, et il en est de même en fonction du moment de la journée.

Les prélèvements réalisés sur les 3 stations présentant de faibles densités d’aprons (l’Ardèche à Vogüé, l’Asse au Pont de Brunet et la Loue à Chouzelot) ont permis de détecter la présence de l’espèce et ainsi de confirmer la sensibilité de la méthode.
En revanche, les recherches de nouvelles populations d’aprons réalisées sur le Rhône court-circuité de Donzère-Mondragon, sur le Verdon à Castellane ainsi que sur le Doubs à Molay n’ont pas permis de mettre en évidence la présence de l’apron.